L’Ambassade de France invitée à la conférence TIMUN 2019 [en]

Le responsable de l’antenne Campus France en Tanzanie et le stagiaire de la Chancellerie politique de l’Ambassade sont intervenus au Tanzania International Model United Nations à Morogoro, une simulation de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui a rassemblé environ 200 jeunes autour du thème du climat et du développement durable.

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Les représentants de la France lors de la simulation de l’Assemblée Générale des Nations Unies

Les jeunes participants ont notamment eu à débattre de l’application de l’Accord de Paris, 3 ans après son adoption en 2015 à l’issue de la COP 21. C’est dans cette perspective que le stagiaire de la Chancellerie politique leur a présenté les enjeux actuels de l’Accord, dont les mécanismes de mise en œuvre ont été adoptés en décembre 2018 à Katowice (Pologne) lors de la COP 24. La vision, les orientations et les engagements de la France dans la lutte pour contenir le réchauffement climatique ont été exposés et ont constitué la base de réflexion des participants.

Reconnaissant la responsabilité historique des premières nations industrialisées, l’Accord de Paris constitue le premier accord réunissant l’ensemble de la communauté internationale autour de l’engagement à contenir le réchauffement climatique. Désormais, les principaux objectifs de la France sont la traduction des contributions nationales climatiques (NDC) en politiques publiques qui actent la transition énergétique, le relèvement de l’ambition des engagements climatiques dès 2020, et enfin la mobilisation des flux financiers publics et privés au service de la transition écologique.

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution climatique (GIEC), la hausse de 1.5° de la température de la Terre par rapport à l’ère pré-industrielle sera atteinte entre 2030 et 2050 si la tendance actuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre se poursuit. Atteindre l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris en contenant le réchauffement climatique en deçà de 1.5° implique alors d’accroître nos efforts afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050, ce à quoi s’est engagée la France.

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le stagiaire de la Chancellerie politique

Pour soutenir les pays les plus menacés par les conséquences du réchauffement climatique, l’Agence Française de Développement a mis en place l’initiative "Adapt’Action", qui apporte une assistance technique à 15 États dans l’application de leur contribution nationale climatique adoptée lors de l’Accord de Paris. L’AFD investit également 3 milliards d’euros dans l’Initiative Africaine pour les énergies renouvelables (AREI), dont elle est le premier contributeur. L’AREI prévoit d’installer 10 GW d’énergie renouvelable sur le continent africain d’ici 2020 et 300GW d’ici 2030, en doublant la production électrique totale de l’Afrique.

Les participants à la conférence, majoritairement étudiants, ont ensuite pu découvrir les nouvelles opportunités d’études en France ouvertes par la campagne "Welcome in France"’ du gouvernement français. Celui-ci a fixé l’objectif de doubler le nombre d’étudiants originaires des pays émergents afin d’accueillir 500 000 étudiants étrangers en France d’ici 2027 – contre 320 000 actuellement. L’attractivité du système universitaire français permet à notre pays d’être le 4ème pays d’accueil des étudiants étrangers dans le monde derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie et le premier pays d’accueil non anglophone. C’est l’excellence de l’enseignement supérieur français et de la recherche universitaire qui est ainsi récompensé.

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le responsable Campus France de Tanzanie

Dans cette perspective, une procédure accélérée d’obtention des visas étudiants a été introduite. Le Consulat de l’Ambassade réserve ainsi le mercredi matin à l’étude des demandes des étudiants ainsi qu’à leur accompagnement. Le nombre total de bourses accordées aux étudiants étrangers sera multiplié par 3 pour atteindre 15 000, en priorité dirigées vers les étudiants africains aux niveaux licence, master et doctorat (voir le site internet de Campus France). Afin de renforcer l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur français auprès des étudiants non francophones, le nombre de cursus intégralement dispensés en anglais sera doublé pour passer à 2000, multipliant les perspectives pour les étudiants tanzaniens non–francophones. Dans le même temps, l’enseignement du français en e-learning sera développé pour aider les étudiants étrangers à préparer leur arrivée.

Enfin, un référent unique dans les universités accompagnera les étudiants tout au long de leur séjour en France. L’accès aux résidences étudiantes pour les étudiants issus des pays en développement sera renforcé. Étudier en France constitue une occasion unique pour les étudiants tanzaniens d’avoir accès au réseau « Alumni »des entreprises françaises présentes en Tanzanie, qui représente une source d’opportunités professionnelles importantes.

Dernière modification : 07/05/2019

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