Le mot de l’Ambassadrice

Mot de l’Ambassadrice

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La francophonie est vivante en Tanzanie. Trois établissements sont voués à la diffuser et ceci depuis plusieurs décennies : les Alliances françaises de Dar es Salaam et d’Arusha et l’Ecole française Arthur Rimbaud en voie d’agrandissement. Il existe aussi une Association franco-zanzibarite (AFZ) qui est en train de changer d’adresse dans la capitale de Zanzibar pour s’installer dans des locaux spacieux.

Mais il est encore une autre région de la Tanzanie où la francophonie est bien vivante. Située à l’ouest du pays, aux confins de pays eux-mêmes membres anciens et importants de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la région de Kigoma compte de nombreuses écoles où le français est enseigné. C’est aussi une vraie langue de communication régionale. Par ailleurs, les camps de réfugiés, qui accueillent sur le territoire de la Tanzanie environ 200 000 réfugiés congolais et burundais suite aux crises politiques que connaissent leurs pays, scolarisent dans des conditions difficiles des milliers d’enfants qui font l’apprentissage du français. Pour que les uns et les autres puissent poursuivre leurs études dans notre langue, il faut les aider.

Le Groupe des ambassadeurs francophones a souhaité se rendre compte de la situation sur le terrain et a, dans ce but, effectué une visite organisée par le bureau des Nations Unies au début de ce mois. Je tiens à remercier ici tous ceux et celles qui ont facilité nos déplacements sur place et nous ont permis d’y appréhender non seulement la situation de l’enseignement du français mais également de l’éducation en général. Le constat que l’on peut faire est simple : si les bonnes volontés sont nombreuses, les moyens sont beaucoup trop limités pour assurer l’éducation de pléthore d’enfants dans les écoles de Kigoma comme dans les camps de réfugiés. Alors j’adresse un appel à de généreux contributeurs qui pourraient nous aider à réaliser des projets (construction de salles de classe, équipement en bureaux et chaises, formation des enseignants, achat de manuels scolaires…), afin que les enfants de cette région puissent être scolarisés dans des conditions décentes.

Dernière modification : 10/03/2016

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