La coopération dans l’enseignement supérieur entre la France et la Tanzanie se développe

Longtemps cantonnée aux aspects linguistiques, la coopération dans l’enseignement supérieur entre la France et la Tanzanie s’est élargie depuis 2019 à d’autres disciplines, notamment dans les domaines scientifiques. Les partenariats institutionnels entre les deux pays permettent désormais aux établissements de mener des actions communes favorisant la mobilité étudiante et professorale, la recherche commune, la co-tutelle de thèse, les doubles diplômes et l’accompagnement à l’apprentissage du français.

En 2019, le premier Salon de l’enseignement supérieur Tanzanie-France s’est tenu à Dar pour réunir des responsables universitaires et discuter des pistes de coopération potentielles pour stimuler la mobilité académique, les projets de recherche communs et le partage des connaissances. Le deuxième Salon de l’enseignement supérieur Tanzanie-France sera organisé début 2022.

De nombreuses institutions françaises ont depuis manifesté leur intérêt ou se sont rendues en Tanzanie pour établir des relations et nouer des partenariats. Il s’agit notamment des écoles de commerce et d’ingénieurs de Paris, des universités de Bordeaux, d’Aix Marseille et de Grenoble.

Ensemble, des chercheurs tanzaniens et français travaillent sur les effets sanitaires des pesticides

Pour donner un exemple concret d’une telle coopération entre les Universités tanzaniennes et françaises, l’Ambassade de France soutient cette année un programme de recherche innovant dédié aux effets sanitaires des pesticides en Tanzanie et plus globalement en Afrique. L’objectif est de documenter les impacts négatifs des pesticides sur la santé humaine pour mieux informer et conseiller le gouvernement tanzanien. Ce domaine de recherche a pris de l’ampleur en Afrique ces dernières années avec l’augmentation de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture conventionnelle. « Les produits chimiques potentiellement dangereux largement utilisés pour lutter contre les parasites et sécuriser la production agricole comportent des risques importants pour la santé humaine et l’environnement. Il est important de rechercher l’étendue des dommages pour éclairer les politiques et les interventions », a déclaré le Dr Vera NGOWI, chercheur principal et coordinateur du programme.

Le programme implique des centres de recherche de divers pays comme la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, la France, l’Allemagne, la Norvège et les États-Unis. Plus de 30 chercheurs sont engagés dans ce programme interdisciplinaire, qui pourrait bien être un premier pas vers une coopération scientifique internationale à long terme sur les effets sanitaires des pesticides.

JPEGTravailleurs pulvérisant des pesticides à Arusha. « Les effets néfastes sur la santé de l’utilisation de pesticides sont un problème majeur de santé publique en Tanzanie, mais la documentation de ces effets est scientifiquement très délicate. La Tanzanie est l’un des rares pays africains dans lesquels une poignée de scientifiques dévoués ont continuellement produit des recherches de haute qualité sur cette question. C’est un plaisir et un privilège de travailler avec eux » déclare le Dr Moritz HUNSMANN (CNRS, centre de recherche français).

Dernière modification : 01/09/2021

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