La francophonie célébrée à Dar es Salaam [en]


Spectacle de chant des enfants de l’école française et de 7 écoles tanzaniennes à l’Alliance

S.E François Clavier à la conférence de presse des ambassadeurs

Photo de groupe des ambassadeurs présents à la conférence de presse : Congo, Belgique, Suisse, France, Maroc, RDC, Canada


La francophonie en 2019 : une langue qui rapproche

Le 20 mars 2019, le Président Macron a donné sa définition de la francophonie devant l’Institut de France : « un continent humain qui admet comme constitution une grammaire partagée, comme articles de loi une syntaxe, comme code civil un vocabulaire ». Il ajoutait : « elle tisse le récit entre des individus que séparent des océans, des déserts, des traditions et qui dans le creuset de la langue française se retrouvent et se comprennent ». La réunion à Dar es Salaam de la Belgique, du Burundi, du Canada, des Comores, de la République Démocratique du Congo, de l’Egypte, de la France, du Maroc, du Rwanda, du Sénégal, des Seychelles, de la Suisse et du Vietnam, a illustré avec brio l’étendue et la diversité de la francophonie.

Le français est international : seule langue parlée sur les 5 continents, elle est la 5ème mondiale par le nombre de ses locuteurs, 300 millions, qui devrait plus que doubler pour atteindre 700 millions en 2050. Elle est la langue officielle de 32 Etats et de la plupart des organisations internationales, dont l’Union Africaine. Elle représente sur le plan économique 8.4% du PIB mondial. En Tanzanie également, le français est présent aux côtés de l’anglais et du swahili : environ 1.5 millions de personnes le pratiquent, et elle est la seule langue étrangère - autre que l’anglais - proposée dans le cursus scolaire.

59% des locuteurs français vivent aujourd’hui en Afrique, et on estime que ce chiffre atteindra 80% d’ici 2050. Le Président Macron le rappelait à juste titre : « le français s’est au fond émancipé de la France, il est devenu cette langue monde, cette langue archipel ». L’association entre l’Afrique et la langue française est ancienne, en témoigne le lieu de la fondation de l’OIF, Niamey, où 21 membres fondateurs se sont associés en 1970 pour promouvoir la langue française, dans toute sa diversité linguistique et culturelle. Le choix de la rwandaise Louise Mushikiwabo pour le poste de Secrétaire Générale de l’OIF symbolise cette prééminence africaine dans la francophonie.

L’OIF est aujourd’hui composée de 88 membres, dont 7 membres associés et 27 membres observateurs de culture non francophone mais désirant participer à cette aventure commune. La raison d’être de de l’OIF dépasse le simple aspect linguistique : l’organisation s’attache à promouvoir la paix, la démocratie et les Droits de l’Homme au sein des Etats membres. De nombreux programmes de coopération assurent en outre les échanges culturels dans le domaine de l’éducation, de la recherche scientifique et soutiennent le développement économique.

La semaine de la francophonie à Dar es Salaam

Elle a débuté lundi par un coktail à l’ambassade de Belgique, où les participants ont pu apprécier l’excellence des pommes frites et de la bière proposées, qui ont largement confirmé la réputation des Belges dans le domaine.

L’ambassade de Suisse a projeté mardi le documentaire « The Cleaners » de Hans Block et Moris Riesewick au Musée National. Il interroge la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, et le pouvoir pris par les entreprises de la Silicon Valley dans le filtrage (ou l’absence de filtrage) des contenus déposés sur la toile. La projection a été suivi d’un débat modéré par le correspondant régional de la BBC.

Le Canada a pris la suite, en présentant à l’Alliance Française un spectacle de danse créé et mis en scène par Ibuka Dance Fondation, une association basée à Arusha qui promeut la création contemporaine de danse en Tanzanie.

Le jeudi, l’Alliance Française a projeté la comédie « Intouchables » d’Olivier Nakache et Eric Toledano, devenue un classique de la production cinématographique française récente. Les péripéties et l’amitié d’Omar Sy et François Cluzet à l’écran nous ont rappelé, dans l’esprit de l’OIF, que les barrières sociales et culturelles initiales peuvent toujours être dépassées par la fraternité humaine.

Chez les plus jeunes, l’école française Arthur Rimbaud a mis les effectifs des Brigades d’Interventions Poétiques au service de la Francophonie ; les élèves de collège et de lycée ont composé des poèmes et les ont déclamés dans les différentes classes de l’école. L’ensemble des élèves s’est ensuite essayé au chant à l’Alliance Française, dans un spectacle co-organisé par l’Association des Arofesseurs de Français de Tanzanie (DAFTA) et 7 écoles tanzaniennes. Le vendredi soir, l’ambassade du Canada a projeté le film « Hochelaga, terre des âmes » de François Girard, qui célèbre à travers l’histoire la diversité culturelle et ethnique des populations qui ont fondé le Canada.

Le samedi, un tournoi de football a été organisé par l’ambassade de Belgique. La chaleur a malheureusement eu raison de l’équipe française, récompensée d’une 5ème place peu satisfaisante, alors que le Maroc l’emportait en finale face à la République Démocratique du Congo.

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L’équipe de France et le Premier Conseiller Alexandre Peaudeau lors du tournoi de football

Enfin en clôture d’une Semaine de la Francophonie réussie, l’ambassade de France a invité le groupe de Rumba congolaise Malika Band and Christian Bella ainsi que le chanteur franco-ivoirien Kajeem à se produire sur scène à l’UDSM, devant plusieurs centaines de personnes qui ont progressivement investi la piste de danse au rythme des sonorités endiablées.

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Kajeem et Christian Bella avant le concert

Nous remercions tous nos sponsors qui ont permis à la Semaine de la Francophonie d’exister, et plus particulièrement Protea Hotel, Swiss Air et Ultimate pour leur soutien logistique précieux.

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L’équipe de Protea Hotel et les artistes invités

Dernière modification : 23/05/2019

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