Le mot de l’Ambassadrice pour la Fête Nationale

Extraits du discours de Madame l’Ambassadrice à l’occasion de la réception du 14 juillet à la Résidence de France à Dar es Salam, le 14 juillet 2017.

Je suis heureuse de pouvoir célébrer une nouvelle fois notre fête nationale parmi vous tous : responsables et amis tanzaniens, mes collègues diplomates, nos partenaires de toutes nationalités et mes concitoyens français.
Je rappellerai seulement que notre « 14 juillet » ou le « Bastille Day », comme l’appellent nos amis anglo-saxons, met en exergue notre devise nationale bien connue à laquelle les citoyens français sont tellement attachés, à savoir : liberté, égalité, fraternité.
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Comme vous le savez, la France a donc élu, en la personne d’Emmanuel Macron, un nouveau Président de la République, et une Assemblée nationale largement renouvelée a été mise en place. La volonté de réformes (le Président parle même de « transformation »), le rajeunissement des représentants de la nation, le non cumul des mandats, la participation de la société civile et la parité sont -ainsi vite résumées- les principales caractéristiques du nouveau dispositif gouvernemental et législatif.

Mais ici je m’attarderai sur un aspect important mis en évidence par l’élection présidentielle, à savoir : l’attachement de la France à l’Union européenne et l’adhésion au projet d’Emmanuel Macron d’approfondir l’intégration européenne.
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A l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Europe, en Tanzanie comme ailleurs, la France se présente aujourd’hui comme l’un des meilleurs promoteurs de l’Union européenne. Dans une interview récente le Président Macron a décrit sa conception de l’Europe : un espace respectueux des libertés individuelles et de progrès social soutenu par les principes de solidarité et les valeurs démocratiques. Ceci exige une démarche volontariste visant une intégration plus forte de la zone euro (avec un budget commun) et un espace Schengen permettant la libre circulation des personnes au sein de l’UE, ce qui est un élément constitutif de notre citoyenneté européenne.

Le président a résumé sa pensée par une formule déjà abondamment reprise : « L’Europe n’est pas un supermarché. L’Europe est un destin commun ».

Mais, comme vous le savez, la France a d’autres cercles de solidarité qui influent sur sa diplomatie : son attachement à l’Organisation des Nations Unies et son statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le vaste cercle de la Francophonie qui compte 82 Etats membres ou observateurs) et l’Afrique.

Pour ne parler que de celle-ci, le 27ème Sommet Afrique-France a réuni, à Bamako au Mali en janvier 2017, 52 pays et des organisations multilatérales. La Tanzanie y était représentée par vous-même, Monsieur le Ministre. En effet, les pays africains et la France partagent non seulement une histoire et une longue coopération mais aussi le souci du développement économique du continent africain et de sa sécurité (comme l’a montré ces dernières années l’engagement militaire de la France au Mali et en Centrafrique). Le Président français s’était félicité, à cette occasion, de la présence à ce sommet de pays situés en dehors de la zone francophone et avait rappelé, que « la France voulait travailler avec toute l’Afrique ».

La relation franco-tanzanienne s’est ainsi enrichie et diversifiée ces dernières années. Je rappellerai seulement la visite de deux ministres français l’année dernière (le ministre des Affaires étrangères et la ministre de l’Environnement présidente de la COP 21), le doublement de l’engagement financier de l’Agence française de développement sur des projets dans des secteurs prioritaires (eau et assainissement, énergie et transport) et l’organisation par notre ambassade et les entreprises françaises du premier Forum d’affaires franco-tanzanien La Semaine de la France, en avril dernier à Dar es Salaam.
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Vive l’amitié entre la Tanzanie et la France !

Dernière modification : 24/07/2017

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