Présentation générale de notre coopération

L’AFD (Agence Française de Développement)

Depuis la réforme du dispositif français de coopération (1998), la Tanzanie fait partie de la " Zone de solidarité prioritaire " (ZSP) du ministère des Affaires étrangères. Jusqu’à cette date, l’aide française d’Etat à Etat (0,5 million d’euros /an en moyenne) ne permettait, à l’exception du soutien à l’enseignement du français, que des actions ponctuelles, dans les secteurs de la santé ou du développement rural.

Depuis lors, des fonds supplémentaires sont disponibles, soit pour des programmes nouveaux en Tanzanie, soit pour l’intégration de ce pays dans l’EAC.
L’Agence Française de Développement (AFD) a ainsi engagé des financements à hauteur de 260 M€, dont 80% sous forme de prêts concessionnels, en faveur de la Tanzanie. Les financements de l’AFD se concentrent principalement sur l’eau et l’assainissement ainsi que l’énergie.

L’AFD contribue en effet à l’amélioration des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement pour un montant total de 128,3 M€, dans le cadre de l’approche sectorielle définie par le Ministère de l’eau avec l’appui de l’ensemble des bailleurs de fonds et dans le cadre de ses interventions régionales autour du Lac Victoria visant (Tanzanie, Ouganda, Kenya). L’Agence contribue ainsi au fonds commun multi-bailleurs d’appui au programme national de développement du secteur de l’eau (prêt de 30 M€ en 2009, prêt de 40 M€ en cours d’instruction), accompagnée d’une assistance technique auprès du Ministère de l’eau (500 000 € en 2009). L’AFD finance par ailleurs des projets d’investissements dans les villes secondaires, en bordure du lac Victoria : Projet d’adduction d’eau potable des villes d’Utete et de Mpwapwa (subvention de 6 M € accordée en 2002) Projet d’adduction d’eau potable des villes de Bukoba et Musoma en bordure du lac Victoria (subvention de 6,8 M€ en 2008, prêt de 40 M€ et 2011), Projet de réhabilitation et d’extension des réseaux d’assainissement des villes des bords du lac Victoria (Mwanza, Bukoba et Musoma) et d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la ville de Mwanza et ses villes satellites (prêt de 45 M€ octroyé en 2012).

L’AFD accompagne par ailleurs les efforts du gouvernement tanzanien en faveur des secteurs de l’énergie et des transports. L’Agence Française de Développement a ainsi accordé en 2013 un prêt concessionnel de 53 M€ à l’Etat Tanzanien pour la réhabilitation de 10 sous stations électriques et du système de communication du réseau de transport de l’opérateur public Tanesco, en cours de formalisation. L’Agence instruit par ailleurs plusieurs projets d’extension du réseau de transport électrique : ligne électrique dans le nord-ouest de la Tanzanie entre Geita et Nyakanazi , ligne d’interconnexion Kenya-Tanzanie-Zambie. Dans le secteur des transports, l’AFD instruit le financement d’un projet de rénovation de l’aéroport de Dar es Salam.

Dans le cadre de la promotion du secteur privé, l’AFD a octroyé en 2013 une ligne de crédit non-souveraine de 10 M€ à BOA-Tanzanie, à conditions de marchés, pour financer des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique portés par des promoteurs privés. Une ligne de crédit similaire est déjà en cours d’exécution au Kenya, une autre en Ouganda. Ces projets sont accompagnés par un programme d’assistance technique régionale destiné à accompagner les banques et les promoteurs privés dans l’instruction des projets. L’AFD a également octroyé en 2013 un projet de financement de l’extension de l’Hôpital Aga Khan de Dar Es Salam et la création de 30 centres de santé (prêt concessionnel non-souverain de 40 M€).

L’AFD soutient également des projets d’ONG françaises en Tanzanie : elle a ainsi appuyé la création de mutuelles de santé autogérées pour permettre la prise en charge des soins et des médicaments des populations défavorisées, par le Centre international de Développement et de Recherche (CIDR) pour un montant de 492 000€. Elle finance également un projet de corridors socio-écologiques dans la steppe Massaï et la Vallée du Rift au nord de la Tanzanie, avec la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (848 981€).

Dans le passé, l’AFD a appuyé le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle : L’AFD a financé sur subvention (4,7M€) un projet visant à créer une école de formation aux métiers du tourisme à Dar Es-Salaam ("National College of Tourism") afin de contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises du secteur en Tanzanie. Le projet est à présent achevé et a été inauguré en décembre 2011 par le Président de la République Unie de Tanzanie et le Ministre français de la Coopération. L’AFD a également contribué au financement du programme sectoriel de l’éducation au travers de trois contrats de désendettement-développement (C2D) d’un montant total de 12,7 M€ sur la période 2001-2017.

- Coopération technique

Un autre nouvel instrument de la coopération française en Tanzanie et avec l’EAC est le Fonds de Solidarité prioritaire (FSP), géré par le Ministère des Affaires Etrangères. Il permet de financer des projets de développement (appui institutionnel et assistance technique) sur une base pluriannuelle.

Suite aux discussions engagées avec les autorités tanzaniennes en 2000 et en 2001, semblable fonds est mobilisé depuis 2003 sur les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’eau, de l’éducation, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de la protection de l’environnement

Mention doit être faite d’un projet de tourisme culturel : le projet de réhabilitation et de promotion du site archéologique et historique de Kilwa, terminé aujourd’hui, en partenariat avec l’UNESCO et la coopération japonaise, et qui a été accompagné de micro-projets de développement local dans le cadre du Fonds Social de Développement (FSD) notamment un projet d’accès durable à une eau de qualité par la réhabilitation des puits de surface de Kilwa Kisiwani, qui a pris fin début 2006. Cf. le paragraphe dédié à ce projet

Dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication, un projet FSP d’appui au désenclavement numérique (ADEN) est mis en œuvre en vue de développer l’accès collectif à internet et son utilisation au service du développement local. A l’heure actuelle, trois centres Aden ont été ouverts, à Arusha, Kigoma et Dodoma.

Le FSP a aussi été mobilisé pour soutenir l’intégration économique régionale, à travers un appui au Secrétariat Général de l’EAC (East African Community), pour mener des études relatives à l’intégration économique et pour promouvoir des échanges d’expertise avec des organisations régionales d’Afrique de l’Ouest (telle l’UEMOA, l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) ou des projets régionaux (comme l’amélioration de la sécurité de la navigation sur le Lac Victoria).

Les autres acteurs de la coopération bilatérale française en Tanzanie



- Les ONGs

Huit ONG françaises participent activement au développement de la Tanzanie dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du développement rural : l’ONG « Aide et Action » intervient depuis 1996 dans le secteur de l’éducation de base, dans la région de Mwanza ;

l’ONG « Médecins du Monde », présente en Tanzanie depuis 1995, a récemment transféré son expertise à TADEPA, une ONG tanzanienne qui travaille sur des projets de lutte contre le SIDA dans la région de Bukoba ;

l’ONG « FERT » apporte un appui institutionnel à « Mviwata », une organisation nationale de petits paysans, et met en place un programme de micro-crédits.

l’ONG « CIDR » fait le même travail que FERT mais dans les régions de Iringa et Mbeya ;

ONG « Aide Médicale et Développement »(Grenoble) réhabilite la maternité de l’hôpital principal de Zanzibar.

L’ONG PRI (Penal Reform International) apporte son soutien à la réforme pénale, spécialement dans les prisons.

L’ONG « Partage Tanzanie » (PTZ) met en œuvre des actions de soutien en faveur d’orphelins.

La Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) est présente en Tanzanie par l’envoi de volontaires, principalement à Zanzibar.

L’ONG « ATD-Quart Monde » est présente et mène des activités de lutte contre le pauvreté.

- Les collectivités locales françaises

Les collectivités locales françaises, plus particulièrement celles de la Réunion, souhaitent nouer des liens avec la Tanzanie et contribuer à l’aide française au développement dans ce pays. Des actions de coopération ont déjà vu le jour dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la culture, du tourisme international en Tanzanie. Cet intérêt s’est notamment concrétisé par l’envoi d’une volontaire par le conseil régional de la Réunion auprès du diocèse de Dodoma.

Autres secteurs traditionnels d’intervention de la coopération française


Promotion de la langue française

La Tanzanie maintient évidemment des relations étroites avec ses voisins francophones. Avec le développement de ces échanges culturels et économiques inter-africains, le développement de l’apprentissage du français est qualitativement significatif. Dans ce contexte, la France apporte son soutien aux écoles secondaires où le français est dispensé, au département de langues de l’Université de Dar es Salaam, et à l’Ecole normale de Dar es Salaam.

De plus, un projet de FSP pour la promotion du Français est à l’étude en ce moment pour relayer et épauler l’intérêt tanzanien pour l’apprentissage de cette langue, qui devait dès la rentrée 2006, et de manière un peu trop précipitée, être inscrite au programme de l’enseignement primaire.

Promotion des échanges culturels

Les nouveaux locaux de l’Alliance française de Dar es salaam, inaugurés en mai 2000, permettent le meilleur développement possible du partenariat culturel liant la France et la Tanzanie et accueillent régulièrement des événements culturels. Une Alliance franco-tanzanienne a aussi été ouverte à Arusha en octobre 2000

Coopération universitaire

L’Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA), basé à Nairobi, a la charge des programmes de recherche en sciences sociales et des publications sur la Tanzanie, en coopération avec l’Université de Dar es Salaam et le Conseil inter-universitaire commun aux pays membres de l’EAC.

Le SCAC de l’ambassade de France à Dar es Salaam a notamment sollicité la présence d’un volontaire international chargé de la coopération scientifique et universitaire. Son rôle est de conseiller et orienter les interlocuteurs tanzaniens désireux d’initier des partenariats avec des universités ou des centres de recherche français.

De plus, un programme de bourses universitaires a permis l’envoi en septembre 2006 de 9 étudiants tanzaniens pour une période de trois à quatre ans dans les universités de Paris, Bordeaux, Lille, Brest, Besançon et la Réunion.

Secteur Audiovisuel

Canal France International (CFI) a signé des accords avec les chaînes de télévision tanzaniennes ITV et TVT . Radio France International (RFI) diffuse des programmes en français et en anglais sur la bande FM, à raison de 6 heures par jour, en partenariat avec la radio tanzanienne Tumaini (105.9 FM)

L’ambassade de France bénéficie aussi du tout nouveau « Fonds Images Afrique », lancé en 2006, destiné à promouvoir la production de programmes télévisés et de films locaux en Afrique sub-saharienne, qui a permis à l’heure actuelle le financement d’un premier projet de film.

- Présence culturelle

Elle repose sur deux institutions : l’Alliance française de Dar es Salaam (qui dispose de nouveaux locaux depuis l’an 2000) et l’Alliance franco-tanzanienne d’Arusha (qui a été rouverte la même année).

L’école française de Dar es Salam scolarise les enfants de la maternelle et du primaire et assure l’encadrement à ceux du secondaire qui ont recours au CNED.

La population francophone de Dar es Salaam bénéficie depuis 2001 de la diffusion de RFI en FM (Radio Tumaini International sur 105.9 FM).

Dernière modification : 18/11/2014

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